2011, l’odyssée du marketing internet sur le blogue d’Orénoque.

2011, l'odyssée du marketing internet sur le blogue d'Orénoque.Alors que nous entrons tranquillement dans la première journée de la quatrième semaine de la deuxième année de la deuxième décennie du troisième millénaire de notre ère (ouf), que nous réserve le merveilleux monde du marketing Internet? Pour y répondre, nous commençons la publication d’une série de billets de blogueurs invités qui tâcheront de répondre à cette question palpitante. Notre modeste Odyssée.

Depuis 2001, le web et l’Internet ont évolué. À la fois plus ouvert et plus mobile que jamais, grâce à la pénétration en force des téléphones intelligents et des tablettes mobiles, le web est également de plus en plus compartimenté.

Les différentes planètes de la Galaxie Internet ne se parlent pas ou peu : Facebook, Twitter, les plateformes d’Apple, Google, chacun a tendance à s’isoler et à créer ses propres protocoles d’accès, ses propres systèmes d’exploitation, ses propres plates-formes de contenu.

Tout ce beau monde se jalouse, crée des murs entre les différents contenus, on a même annoncé la mort du Web.

Des univers privés auxquels les moteurs de recherches ont peu, ou pas accès.

Comment faire pour référencer vos conversations LinkedIn, les applications iPhone, les questions que vous posez dans Quora? Alors que le moteur de recherche était devenu l’interface obligée entre les différents contenus disponibles et la personne à leur recherche, les différents réseaux privés, les mondes clos, les cités interdites et les jardins fermés semblent devenir de plus en plus la norme.

La bataille des contenus entre les trois grands que sont Google, Facebook et Apple en fait foi. Chacun est extrêmement jaloux de son contenu et cherche à le mettre en valeur et à le monétiser

La collision des graphes

Le succès de Google s’est construit sur son « link-graph », le profil des liens vers un site web qui est à la base de l’algorithme PageRank et de sa pertinence.

Or cette pertinence est de plus en plus remise en question. De toute part les critiques fusent sur la piètre qualité que l’on retrouve de plus en plus dans les résultats de recherches de Google. Perméable au spam, aux fermes de contenus, aux sites créés exclusivement pour Adsense la domination de Google est en train de pourrir le web selon certains.

Facebook de son côté tente de pousser son Social Graph, ou la pertinence des contenus serait évaluée à l’aune de leur pouvoir d’attraction social. Selon cette nouvelle vision, les « like », signets sociaux, partages et autres retweet remplaceraient les liens comme étalon de mesure.

Paradoxalement, les moteurs de recherches commencent et même désespèrent pouvoir trouver les moyens d’intégrer une dimension sociale à leurs algorithmes. La curation de liens dans les médias et réseaux sociaux devient pour les moteurs, et de façon inévitable, un signal de la qualité des contenus, et donc un des objectifs de l’optimisation pour les médias sociaux.

L’arrivée de la recherche hyperlocale

On dit que 20 % des recherches ont une saveur locale. Avec la prolifération des points d’accès mobiles (géolocalisation et GPS, wifi, téléphones mobiles, tablettes) certains prédisent que cette proportion va grimper rapidement à 50 %, voir 70% du volume des recherches.

Google Places, Google HotPot, Pages Linkedin, Facebook Places, Foursquare, Yelp, on assiste présentement à l’avènement d’un gigantesque registre de renseignements commerciaux validés par les entreprises, et ce, à l’échelle planétaire.

Pour les entreprises, et spécialement les entreprises à saveur locale, protéger de façon proactive leur marque et leur raison sociale contre les cyberquatters et les contrefacteurs, réclamer et construire leur identité numérique hyperlocale en créant profils et liens dans ces nouvelles plateformes, deviendra indispensable à leur succès local et même international, surtout si ces profils sont intégrés et influencent les résultats des moteurs de recherches.

Et l’avenir du référencement dans tout ça?

Même si l’on entend périodiquement dire que « le référencement est mort », « le référencement n’est plus si important », ou « avec les réseaux sociaux, on n’a plus besoin de référencement »… Qu’en est-il vraiment? Tant que les moteurs de recherches existeront et que les gens continueront de les utiliser pour y chercher entreprises, produits et services, le référencement conservera toute son importance.

Par contre, le référencement évolue. Il évolue parce que le web et les moteurs de recherches évoluent. Il est et sera donc plus social, plus mobile, plus local, plus personnalisé, mais il demeure essentiel.

C’est pourquoi, et je rejoins ici l’analyse de Rand Fishkin de Seomoz, le métier du référenceur devra évoluer et servir des objectifs multiples : accroître l’accessibilité, inciter à la création de contenus générés par les utilisateurs, accroître la notoriété des marques, améliorer les contenus en ligne, optimiser les signaux sociaux, viser les bons mots-clés, diversifier les sources de liens et de trafic, améliorer la performance dans les résultats verticaux, améliorer la qualité des visites sur un site, etc.

L’Odyssée du marketing Internet

Ce texte est un billet écrit par Louis Durocher, le président et consultant principal d’Orénoque interactif

Comme président et conseiller principal d’Orénoque interactif, son rôle est de mettre sur pied et implanter des stratégies pour les entreprises qui cherchent à améliorer le référencement de leurs sites et leur visibilité web.

Depuis 15 ans Louis aide les entreprises dans quatre domaines essentiels : le référencement de site web, la publicité internet dans les moteurs de recherche et les réseaux sociaux, les stratégies de contenus et d’optimisation de la présence dans les réseaux sociaux, la conception de sites web spécialement optimisés pour le référencement et les moteurs de recherche.

Louis agit aussi comme conseiller et spécialiste en référencement auprès de plusieurs agences de communication, publicité, marketing et design web.

Louis fait une veille active sur le référencement et les moteurs de recherche que vous pouvez suivre sur Twitter et Facebook, il blogue également sur les stratégies de référencement et de visibilité web.

Crédit photo : NASA’s Marshall Space Flight Center, NASA’s Marshall Space Flight Center, NASA’s Marshall Space Flight Center et Lights In The Dark