Faut-il laisser jouer les enfants avec des jouets de «l’autre sexe»?
Une étude réalise par ABC+ pour le compte de l’Observatoire Fisher-Price sur les attitudes des parents face à la différence des jouets pour filles vs garçons.
Les questions suivantes ont été posées aux parents d’enfants de 0 à 6 ans:
• Doit-on gommer les différences filles/garçons à travers les jouets ou au contraire est-ce dans l’ordre des choses de les maintenir ?
• Si les jouets sont sexués, à partir de quel âge se fait la différenciation ?
• Peut-on, et surtout doit-on, laisser son garçon jouer à la poupée et sa fille aux petites voitures ?
• Quelle est l’attitude des parents quand leur enfant joue avec les jouets qui ne lui sont a priori pas destinés ?
Des représentations d’enfants stéréotypées et croisées
Un des constats de cette étude est que les parents admettent avoir des comportements différents à l'égard des filles et des garçons, mais ils restent convaincus que les différences restent génétiques. Ils sont rassurés par l'idée que la transmission sexuée passe par eux. La société joue également un rôle important, via l'école, la religion et le milieu social. Les parents ont néanmoins le sentiment que le caractère stéréotypé des relations a évolué et qu'ils sont une génération charnière.
Un autre constat qui a été fait est à l’effet que les filles ont droit à la masculinité alors que les garçons n'ont pas droit à la féminité. Les filles, des battantes, sont des garçons manqués, ce qui flatte les deux parents. Elles ont donc accès à la fois aux jouets traditionnellement masculins, aux métiers masculins, aux sports virils. Les parents encouragent même leurs filles à savoir se défendre et à participer à des expériences extrêmes.
En revanche, il en va autrement pour les garçons qui n'ont accès aux jouets de filles que sous certaines conditions : soit le garçon a une sœur qui lui sert d'alibi, soit son comportement avec le jouet doit rester masculin, ou neutre.
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