La publicité en ligne et dans les médias sociaux, perspectives pour 2010

Comme c’est encore le début de l’année 2010, et de la décennie, tout le monde y va de ses tendances et prédictions pour l’avenir, y compris dans le merveilleux monde de la publicité en ligne.

Alors, regardons dans notre boule de cristal et voyons ce que 2010 réserve à la publicité internet.

Une mutation vers la publicité en ligne

Commençons par le Québec où les Prévisions TMT Deloitte 2010 prévoient une mutation vers la publicité en ligne : plus sélective, mais la tendance se poursuit.

La publicité en ligne devrait continuer d’empiéter sur le terrain des médias traditionnels en 2010 et sa croissance, qui était d’environ 10 % à la fin de 2009, devrait se poursuivre pour atteindre 15 % d’ici à la fin de 2011.

Pendant la récession, les revenus générés par les annonces en ligne ont baissé, mais ceux tirés des autres formes publicitaires ont chuté encore plus rapidement; beaucoup de publicitaires continuant de croire qu’ils peuvent en avoir plus pour leur argent avec la publicité en ligne – compte tenu du fait que c’est la seule forme de publicité qui permet à un annonceur de mesurer l’efficacité de chaque annonce et chaque placement d’annonce.

Le coût comparativement moins élevé des annonces en ligne devrait commencer à saper les prix des annonces traditionnelles, perturbant le marché et ne laissant aux médias traditionnels qu’une part réduite qui s’amenuise.

Les catégories de publicité en ligne susceptibles de connaître la plus grande croissance sont la recherche, les clics, les réseaux sociaux et le coût par action. Les secteurs de médias traditionnels qui risquent le plus de perdre des parts au profit de la publicité en ligne sont les magazines et les journaux; les annonces à la radio et à l’extérieur se situent au milieu et les annonces télévisées et celles des chaînes de télé spécialisées semblent les plus tenaces.

Même si les médias traditionnels au pays ressentent les effets de cette mutation, la bonne nouvelle est qu’il en coûtera moins cher aux sociétés canadiennes de placer des annonces — que ce soit par l’entremise de médias traditionnels ou du Web.

Donc si les prévisions de Deloitte sont exactes, la croissance de la part de marché de la publicité internet au Canada et au Québec devrait passer de 10 % à 15 % des budgets publicitaires globaux, et ce, au détriment de la presse imprimée. C’est une augmentation de 50%! Une bonne nouvelle pour les compagnies comme Orénoque qui offrent un service de publicité Internet ?

Prédictions pour la publicité en ligne aux États-Unis

Voyons voir ce qui se profile du côté de nos voisins américains et pour cela jetons un coup d’oeil aux prédictions pour 2010 de eMarketer

  • Au cours de 2010, les budgets de publicité aux États-Unis verront une migration accélérée des dollars publicitaires des médias traditionnels vers les médias numériques. L’année prochaine, tandis que la télévision, la radio, les journaux et les magazines continueront à perdre des plumes, quoique plus lentement qu’en 2009, les dépenses publicitaires en ligne bénéficieront d’un bon vers le haut.
  • Même après la récession, les budgets publicitaires ne retrouveront pas leur niveau antérieur.
  • Même si les dépenses publicitaires diminuent la consommation médiatique augmentera. Il y aura plus de contenus, distribués et personnalisés de façon différente.
  • La publicité en ligne sera un soutien de moins en moins importants des contenus de divertissement. Alimentés par le faible coût de la distribution numérique, combinée aux vastes quantités de contenu généré par les consommateurs sous la forme de blogues, réseaux sociaux, sites de partage de vidéos et photos, et l’activité effrénée de Twitter, les choix des médias ont explosé.
  • La publicité sur les réseaux sociaux ne sera pas en mesure d’attirer une grande part des dollars publicitaires. eMarketer estime que la publicité sur les réseaux sociaux n’augmentera que de 7% l’an prochain à 1,3 milliard de dollars, pour un simple 5,5 % du total des dollars publicitaires en ligne. À noter toutefois que les dépenses en matière de formes non publicitaires de marketing social vont augmenter sensiblement l’an prochain.
  • L’interruption classique, le modèle perturbateur de la publicité traditionnelle va s’éroder, sinon s’évanouir. Les consommateurs de l’ère numérique ont tout simplement trop de contrôle sur leur environnement médiatique ces jours-ci pour pousser les gens de marketing à développer de nouvelles formes de messages qui ne seront pas perçus comme des annonces, mais plutôt comme des contenus bienvenus.
Les prédictions de dépenses publicitaires aux États-Unis pour 2010

 

Est-ce le temps d’investir dans la publicité sur les médias sociaux?

Si vous avez suivi les tendances de la publicité en ligne depuis un an ou deux, vous êtes probablement conscient que les médias sociaux sont le canal de marketing numérique à gagner en buzz.

Tout le monde cherche comment participer aux conversations qui ont lieu sur les sites de réseautage social et de microblogage comme Twitter et Facebook en vue d’obtenir une exposition positive de sa marque, de son produit ou de ses services sans se servir d’arguments de vente ennuyeux.

Quel sera le rôle de la publicité payante dans le marketing sur les médias sociaux?

En raison de la nouveauté relative des canaux de publicité disponibles dans les médias sociaux, les meilleures pratiques sont dans une phase de raffinement et le potentiel de marketing commence à peine à se préciser.

Au simple niveau du rapport qualité-prix, l’affichage de publicités en ligne dans un réseau comme Facebook peut s’avérer très intéressant. Quel autre média en ligne vous offre un affichage de vos publicités à un CPM aussi bas que quelques sous du mille?

Les coûts d'une publicité sur Facebook sont très minimes.

Bien qu’il soit sûr qu’en 2010, et au-delà, la publicité en ligne aura son rôle à jouer dans le marketing sur les médias sociaux, les utilisateurs risquent d’être plus sceptiques face à vos intrusions, soyez donc prudent et cherchez à apporter une valeur à vos campagnes et cherchez à éviter le spam à tout prix.

Rien ne peut détruire la valeur d’une marque plus vite que le fait qu’un utilisateur soit agacé par votre présence publicitaire.

Crédit photo : http://www.flickr.com/photos/mcgraths/3248483447/