La «vraie» raison pour laquelle Google défie le gouvernement américain

Image pour l'article La «vraie» raison pour laquelle Google défie le gouvernement américainRécemment Google refusait de répondre positivement à la requête d’un Attorney General de la Silicon Valley, qui entendait imposer au moteur de recherche de lui fournir la valeur de deux mois de données de recherches en ligne, et ce, en vertu du Child Online Protection Act, qui impose aux sites Web de valider l’âge du visiteur avant de lui ouvrir l’accès à du contenu pornographique.

D’après un rapport de Forbes.com le refus de Google de coopérer avec le gouvernement américain est probablement motivé par le désir de sauver sa propre réputation, plus que par celui de protéger la vie privée de ses usagers.

America Online, Yahoo! et Microsoft ont tous acceptés de rendre accessible les informations demandées par le gouvernement, et ont assurés à leurs usagers que ces renseignements ne contiennent aucune donnée permettant l’identification des individus, mais Google a refusé, invoquant le respect de la vie privée et le danger qu’il y aurait de dévoiler des «secrets industriels» à ses compétiteurs.

 

L’ampleur du trafic pornographique sur Internet

Certains experts doutent que le gouvernement s’inquiète de la façon dont Google opère son moteur de recherches, disant qu’il est plus probable que Google s’inquiète de ce que les données pourrait révéler sur la nature des recherches sur Internet.

La révélation publique de l’ampleur de la pornographie visionnée sur Internet, et de la fréquence des recherches à caractère pornographique, sera probablement mauvaise pour l’image de l’Internet, et, par conséquence, pour l’image de Google car la pornographie est le point de départ ipso facto de beaucoup d’utilisateurs Internet.

Google et ses concurrents font tous de l’argent avec les sites Internet pornographiques, mais personne ne sait combien, car aucun des moteurs de recherche n’a jamais révélé combien de porno les utilisateurs de l’Internet (et des moteurs) regardent.

Soyez assuré que le montant de ce «combien» n’est pas insignifiant.

Restreindre l’accès à la porno, — ou pire encore pour les moteurs — interdire la publicité pour la pornographie, priverait les moteurs de recherche d’une part importante de leurs revenus publicitaires, et serait catastrophique pour Google qui dépend presque entièrement de ceux-ci.

Ne doutez pas que ce soit un des objectifs que se soit donnés les avocats du Child Online Protection Act.

Source:
Forbes.com – Why Google Won’t Give In