Le lièvre et la tortue du marketing internet

Le lièvre et la tortue du marketing internet. Mieux vaut partir à point.Une fois n’est pas coutume, mais cet article ne vous parlera ni de référencement web (tout le monde et ma tante Aline se pose maintenant en spécialiste du référencement anyway), ni de votre stratégie Google+,  ni de la réputation en ligne de votre entreprise.

Je vous parlerais plutôt de l’air du temps, d’une vieille fable du 17e siècle qui dit que rien ne sert de courir et qu’il faut partir à point, et surtout, de la nécessité pour les entreprises québécoises, préoccupées par leur marketing b2b ou b2c, de sauter enfin dans le train du marketing internet.

En marketing internet, rien ne sert de courir ; il faut partir à point.

Le « à point » de la fable c’est maintenant.

La règle numéro un du marketing Internet n’est-elle pas de connaître vos clients, les consommateurs?

Voyons voir pourquoi.

En 2012, nous sommes à l’ère de la fragmentation des auditoires.

Les Canadiens sont les utilisateurs No 1 d’internet au monde

Les Canadiens passent de moins en moins de temps à regarder la télévision, et quand ils le font, c’est de plus en plus en mode différé, en accédant à leurs contenus sur le web, en téléchargeant des téléséries sur leur iPad, en zappant entre leurs 150 chaînes de télé.

Il y a fort à parier qu’ils zappent également les publicités Internet.

La majorité des personnes que je connais personnellement ne regarde que très peu de télévision traditionnelle, ou pas du tout en fait.

La presse imprimée est en crise. Les budgets publicitaires en chute libre.

Saviez-vous que les budgets publicitaires web dépassent déjà les budgets de la presse imprimée et qu’en 2016 ce sont 77 milliards de dollars qui seront dépensés en marketing interactif aux États-Unis!

Leur usage mensuel d’internet est supérieur de 25 % à celui des Américains. 25%!

Nous sommes en moyenne 43,5 heures par mois sur internet, nous y consultons 3 349 pages et y visionnons près de 20 heures de vidéo.

  • Fait No2: les Canadiens sont les utilisateurs No1 de la recherche au monde! (Source:  comScore qSearch 2.0 Feb 2011 – Feb 2012)

Comment votre entreprise fait-elle face à cette réalité?

Êtes-vous un lièvre ou une tortue? Comment votre entreprise se prépare-t-elle à cette croissance? Comment vous informez-vous des principales tendances de marketing interactif pour planifier votre budget ou votre stratégie de marketing ?

Selon Nicolas Darveau-Garneau le directeur général de Google Québec, l’internaute québécois est branché, mais l’entreprise québécoise est 5 ans en retard. Seulement 1% du commerce au détail se fait sur le web au Québec (vs 8 % aux États-Unis et 15 % en Angleterre) et moins de 13 % des dépenses publicitaires se font sur l’Internet (vs 18 % au Canada et 30 % en Angleterre).

Est-ce que c’est un problème? Comment le résoudre?

The Times They Are A-Changin’

Je commence à distinguer une tendance lourde : les gens se réveillent tout d’un coup et constatent que le paysage à changé, que le marché n’est plus le même, que les ventes ne sont plus au rendez-vous, qu’ils n’obtiennent plus de contrats.

The Times They Are A-Changin’ comme dit la chanson.

Soyez proactifs, ne réfléchissez pas trop longtemps, ne soyez pas trop frileux et coincés dans votre frilosité corporative, n’attendez pas l’année prochaine, demain est en marche.

Vous risquez de regarder passer le train, enfin, je veux dire… la tortue. Et comme dans la fable, il sera peut-être trop tard.

Crédit photo: http://www.flickr.com/photos/jaesoh/9444015/sizes/z/in/photostream/

Comments

  1. Christophe Lombart says

    Même si nous ne dépassons pas encore les Canadiens en terme de temps passé sur internet, je pense que ton constat peut se généraliser également en Europe. Mais quelle est l’origine du retard de nombreuses entreprises ? Budget ? Coût important pour la mise en place d’une bonne visibilité sur le web ? Mauvaise compréhension des concepts du web marketing ? Manque de confiance dans les fournisseurs et agences web ? Je pense que le premier problème est que beaucoup de sociétés n’ont pas une vision à long terme. Pourtant,  il vaut mieux partir maintenant, bien se préparer, tester ce qui marche pour enfin avoir un ROI. Tout cela demande du temps et c’est peut-être cela qui effraie les entreprises. Non ? qu’en penses-tu de ton côté ? 

    • says

       Difficile à dire. C’est un changement de paradigme pour les entreprises. Le changement de direction est lent, comme un paquebot. Difficile de passer à une culture du numérique alors que pendant des décennies les entreprises ont comptées sur des moyens plus traditionnels: télé, radio, journaux, pages jaunes, etc.